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mardi 30 octobre 2007

Le retour de l'obscurantisme

Le problème avec les religieux c'est qu'ils ont la conviction que le mal vient de l'absence de Dieu, que le fait de s'éloigner de Dieu ou de la religion fait de nous des êtres dépravés, amoraux, nihilistes, des êtres sombres, dépressifs, sans but, des âmes errantes, dont seul Dieu et sa toute-puissance peut nous sauver. Pourquoi le monde va si mal aujourd'hui, pourquoi le Québec a perdu ses repères, pourquoi cette crise identitaire ? tout simplement parce que les québécois ont perdu Dieu, ont déserté les églises, ne font plus leur prière, ne se confessent plus. Le désordre, le chaos, l'anarchie des valeurs sont provoqués par l'absence de Dieu, Dieu étant vu comme celui qui ordonne le monde. Si le siècle des Lumières fut le siècle de la connaissance, de la découverte, de la science, du savoir, le combat contre l'obsucurantisme religieux, le retour du religieux au Québec serait vu au contraire comme étant une source de lumière, le doute et la raison, nous éloignant de Dieu et de l'irrationnel, serait donc des outils du Diable. Ne revient-on pas, à entendre parler le Cardinal Marc Ouellet, au Moyen-Âge ? La commission Bouchard-Taylor nous le démontre une fois de plus en donnant la parole aux obscurantistes.
Source: Cyberpresse

samedi 13 octobre 2007

Ne touchez pas à mon crucifix

Selon un récent sondage SOM pour le compte du journal La Presse et du Soleil, la laïcité semble souhaitable mais seulement pour les autres, pour les minorités culturelles, religieuses, une majorité de québécois ne semblant guère prêt à sacrifier la prière à l'hôtel de ville, le petit Jésus à l'Assemblée Nationale, confondant bien souvent tradition et religion, se sentant menacé par les minorités religieuses, préférant se raccrocher à son passé et aux valeurs chrétiennes.
D'un côté, on penche pour les valeurs de la révolution tranquille, de la laïcité, de l'autre on cherche, dans l'ambiguité, à s'accrocher à certains symboles religieux propre à la religion de nos ancêtres, de nos parents, la religion du petit Jésus, de la crèche, du sapin de Noël, des croix, des noms de saints donnés aux rues. Comme dirait Rima Elkouri, la laïcité c'est pour les autres.